Certaines émotions ressenties tout au long de la journée peuvent donner lieu à des envies de manger émotionnelles. Ce sont donc des envies de manger la plupart du temps sans sensation de faim et qui sont consommées dans le but de calmer des émotions négatives (stress au travail, dispute, angoisse…) ou d’augmenter des émotions agréables (convivialité, plaisir d’un moment partagé, réussite scolaire, …). Plusieurs études ont pu montrer que suite à un stress et donc une élévation du taux de cortisol, la consommation de produits sucrés et/ou gras comme le chocolat permet de faire redescendre le cortisol à sa valeur d’origine et d’obtenir ainsi le réconfort. La nourriture ne sert donc pas uniquement d’apport énergétique, elle permet également de réguler certaines émotions. La plupart des gens ayant un bon rapport avec l’alimentation n’en ont parfois même pas conscience à la différence des personnes en restriction où la nourriture est une obsession. Chez ces personnes, il est très souvent inconcevable de penser se réconforter avec la nourriture, manger un aliment interdit entraîne souvent culpabilité et peur de grossir. Les luttes contre ces envies de manger émotionnelles deviennent de plus en plus fortes et donnent souvent lieu à des compulsions où une quantité parfois très importante de nourriture sera consommée pour essayer de réconforter la personne qui ne l’est pas vraiment au final. C’est ce que l’on appelle le “trouble du réconfort”. Pour éviter de systématiquement “manger ses émotions”, il est important de comprendre dans un premier temps ce qui nous donne réellement envie de manger. Qu’est-ce que j’ai besoin de calmer ? Peut-être que c’est la fatigue où le repos sera approprié. Peut-être que c’est l’ennuie ou le besoin de combler un manque ? L’idée est d’identifier ce que l’on cherche à calmer pour y trouver la réponse la plus appropriée. Les envies de manger émotionnelles ne sont pas gênantes lorsqu’elles sont ponctuelles et régulées. Cela devient en revanche problématique lorsqu’elles évoluent en compulsions régulières et sans régulation énergétique par la suite. Elles risquent alors d’entraîner une prise de poids et d’avoir un impact important sur l’estime de soi. Mieux vaut dans ce cas consulter un diététicien afin de mieux comprendre l’origine de ces dernières et manger plus sereinement.